janvier 11, 2026

La Vision 1441 H pour la Science et la Technologie (Vision 1441 H), adoptée en 2003 et 2005, respectivement par le 10ème Sommet islamique à Putrajaya, en Malaisie, et le 3ème Sommet islamique extraordinaire à Makka Al-Mukarramah, dans le cadre du Programme d’action décennal de ce 3ème Sommet, a mis un accent spécial sur la Science et la Technologie. Ces deux documents de référence, ainsi que d’autres résolutions et décisions issues des Conférences islamiques au Sommet, du Conseil des ministres des Affaires étrangères et du Comité permanent de l’OCI sur la Science et la Technologie (COMSTECH), ont non seulement défini les objectifs, actions et programmes spécifiques à mettre en œuvre en matière de science et de la technologie (S&T) par les Etats membres de l’OCI et par le Secrétariat général, ainsi que par les organes subsidiaires et les institutions spécialisées et affiliées, mais ont aussi débouché sur la création d’un véritable Département des sciences et de la technologie (Département S&T) au sein du Secrétariat général de l’OCI.

 

La vision: Fournir toute l’aide nécessaire aux Etats membres de l’OCI pour leur permettre d’avancer sur le plan scientifique et technologique et de raviver le patrimoine intellectuel du monde musulman, historiquement connu pour sa quête du savoir et sa fertilité en matière d’innovation.

La mission: Promouvoir et faciliter la coopération intra-OCI dans les domaines de la science, de la technologie et de l’innovation, de l’enseignement supérieur, de l’environnement et de la gestion de l’eau.

Sous-départements: (I) Science et technologie ; (II) Santé ; (III) Enseignement supérieur ; (IV) Gestion de l’eau ; (V) Environnement et changement climatique.

 

Les dossiers du Département

  • OIC/ST-16(01)/ : Universités de l’OCI
  • OIC/ST-16(02)/ : sur le COMSTECH
  • OIC/ST-16(03)/ : sur la Science et la technologie
  • OIC/ST-16(17)/ : Questions relatives à l’environnement
  • OIC/ST-16(17)/ : Questions relatives à l’eau
  • OIC/ST-16(19)/ : Questions relatives à la santé
  • OIC/ST-16(22)/ : Enseignement supérieur
  • OIC/ST-16(37)/ : sur les bourses d’études

 

Département des activités scientifiques et technologiques

Le Département couvre les cinq domaines suivants : Science, technologie et innovation, enseignement supérieur, santé, eau et environnement :

 

Science, technologie et innovation 

Le développement du secteur de la science, de la technologie et de l’innovation est vital pour le progrès socioéconomique et le bien-être des peuples. Dans ce contexte, l’idée fondamentale est de promouvoir la coopération entre les Etats membres de l’OCI dans le domaine de la science, de la technologie et de l’innovation et de les inciter à concrétiser cette idée de coopération dans leurs cadres de planification nationaux respectifs.

Le tout premier Sommet de l’OCI sur la science et la technologie, qui s’est tenu à Astana (Kazakhstan) en 2017, a adopté l’Agenda STI 2026 de l’OCI, qui couvre un certain nombre de domaines urgents de coopération interétatique, allant de la construction d’une culture de la science et de l’innovation chez les jeunes à l’amélioration de l’employabilité des personnes, en passant par la sécurité hydrique, l’alimentation et l’environnement ; la promotion d’une vie saine pour tous les citoyens et l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche, entre autres.

Le 2ème Sommet de l’OCI sur les S&T, qui s’est tenu virtuellement en juin 2021 aux Emirats arabes unis, a imprimé un élan tangible à cette coopération, en adoptant la Déclaration d’Abou Dhabi qui, à son tour, a défini un Plan d’action prévoyant le renforcement des capacités scientifiques et technologiques des Etats membres de l’OCI.

 

L’enseignement supérieur

L’une des principales priorités du Secrétariat général de l’OCI est de veiller à ce que les systèmes d’enseignement supérieur des Etats membres de l’OCI soient gérés efficacement et que la recherche scientifique soit conviviale.

L’OCI est fortement concentrée sur les questions relatives à l’enseignement supérieur et exhorte constamment ses Etats membres à améliorer de manière significative leurs institutions éducatives et leurs programmes d’études et à poursuivre les efforts visant à assurer une éducation de haute qualité et compétitive au niveau mondial.

Aussi, le Secrétariat général de l’OCI s’est-il impliqué dans un large éventail d’activités liées à l’enseignement supérieur, dont le Programme d’échanges éducatifs de l’OCI, qui vise à prendre des mesures pratiques pour renforcer les liens de la solidarité islamique et assurer sa renaissance. Le Secrétariat général de l’OCI a mis en place un cadre pour une coopération et des relations accrues dans le milieu universitaire, c’est-à-dire sur le plan de l’apprentissage, de l’enseignement et de la recherche. Le programme d’échange éducatif de l’OCI fournit une plate-forme pour l’échange d’étudiants, faire face au problème de pénurie de personnel enseignant, l’apprentissage à distance, les projets de recherche conjoints, les installations de formation, les cours professionnels et spécialisés pour répondre aux besoins spécifiques de tout Etat membre intéressé de l’OCI.

Le Département S&T est étroitement lié à l’Université islamique de technologie de Dacca, au Bangladesh, à l’Université islamique d’Ouganda, à l’Université islamique du Niger et à l’Université islamique internationale de Malaisie.

Le Secrétaire général de l’OCI est connu pour être le Chancelier de l’Université islamique de technologie et membre du Conseil des gouverneurs respectivement de l’Université islamique d’Ouganda, de l’Université islamique du Niger et de l’Université islamique internationale de Malaisie.

 

Santé 

Le domaine de la santé est en effet crucial pour la coopération afin que l’action islamique commune soit solide. Le bon fonctionnement des services de santé est d’une importance capitale pour assurer le développement humain général, ainsi que le progrès socioéconomique et la réduction de la pauvreté dans les Etats membres de l’OCI.

L’OCI, en coopération avec ses institutions et ses partenaires internationaux, a réussi à élaborer un cadre décennal, connu sous le nom de Programme d’action stratégique de santé de l’OCI (SHPA) 2014-2023, qui vise à renforcer la coopération multilatérale dans les domaines liés aux soins de santé, notamment le développement des systèmes de santé, la prévention et le contrôle des maladies, la santé et la nutrition de la mère, du nouveau-né et de l’enfant, les médicaments, les vaccins et la technologie médicale, les interventions sanitaires d’urgence, ainsi que l’information, la recherche, l’éducation et le plaidoyer.

Le Secrétariat général de l’OCI a mené un certain nombre d’activités dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’action SHPA. Ces activités visaient à joindre les efforts mondiaux en matière d’éradication de la polio grâce à la création du Groupe consultatif islamique pour l’éradication de la polio – un consortium de quatre institutions, à savoir le Secrétariat général de l’OCI, le Groupe de la Banque islamique de développement (BID), Al-Azhar Al-Charif et l’Académie internationale du Fiqh islamique.

Le Secrétariat général de l’OCI, la BID et l’AIEA ont signé en mai 2016 un Accord sur les modalités pratiques dans le but de mener des projets conjoints destinés à soutenir les Etats membres de l’OCI, en particulier ceux d’Afrique, dans la lutte contre le cancer. L’un de ces projets conjoints vise à aider Djibouti, le Sénégal, la Mauritanie et le Niger à développer et améliorer leur Registre du cancer, mais aussi à les rendre mieux équipés en installations de radiothérapie et plus efficaces en matière de prévention du cancer, de détection précoce, de traitement et de soins palliatifs.

Grâce à la création du Groupe des fabricants de vaccins de l’OCI et du Forum des agences nationales de réglementation des médicaments (ANRM), l’OCI s’est également impliquée dans la promotion de l’autonomie de ses Etats membres en matière de production et de fourniture de médicaments sûrs et abordables.

Le Secrétariat général de l’OCI a développé un réseau de partenariat international pour la prévention et la lutte contre les maladies. Une collaboration étroite a été établie avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le protocole et le mémorandum de coopération de 1982 entre les deux organisations vont être actualisés. En outre, le Secrétariat général de l’OCI interagit bien avec le Fonds mondial de lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme, conformément au protocole d`entente que les deux parties ont signé en 2009. Le Secrétariat général a également convenu d’un plan d’action conjoint avec le Partenariat Halte à la tuberculose.

La Conférence islamique des ministres de la Santé, qui est la principale conférence de l’OCI en matière de santé, se tient tous les deux ans. Elle réunit les Ministres de la Santé des Etats membres et d’autres acteurs mondiaux, y compris des représentants des institutions concernées de l’OCI, des partenaires internationaux, des personnels de santé, des scientifiques et des praticiens. La 7ème Session de la Conférence islamique des ministres de la santé, dont le slogan est “La qualité de vie”, s’est tenue à Abu Dhabi, aux Emirats arabes unis, du 15 au 17 décembre 2019.

Gestion des ressources en eau

La pénurie d’eau est un problème grave pour un tiers des Etats membres de l’OCI, situés dans des régions arides et semi-arides. La plupart des pays de l’OCI ont des précipitations moyennes inférieures à 500 mm par an. Certains Etats membres de l’OCI sont également confrontés, à des degrés divers, à d’autres problèmes liés à l’eau, tels que les inondations et le glissement de terrain, et l’on s’attend à ce que ce type de problèmes soit exacerbé par le changement climatique.

Des efforts sont déployés pour intensifier la coopération intra-OCI sur les questions liées à l’eau, y compris en matière de résolution des problèmes portant sur les eaux transfrontalières. La mise en œuvre adéquate de la Vision de l’eau de l’OCI, adoptée en 2012, a exigé la création en mai 2016 du Conseil de l’eau, composé des Etats membres de l’OCI, d’institutions et d’organisations internationales.

La Conférence islamique des ministres chargés de l’eau est le plus haut forum d’élaboration des politiques dans le secteur. La 4ème Session de ladite Conférence, qui s’est tenue au Caire (Egypte) en 2018, a adopté un certain nombre de résolutions et de recommandations importantes, dont l’offre généreuse de l’Egypte d’organiser des cours de formation pour les experts en gestion de l’eau des Etats membres de l’OCI.

 

Environnement

La dégradation de l’environnement et les défis du changement climatique ne cessent de gagner en importance pour les Etats membres de l’OCI.

Les sommets de l’OCI, les CMAE et les conférences ministérielles sectorielles pertinentes soulignent la nécessité de développer une coopération mondiale solide, comprenant un financement adéquat, assorti d’un transfert de technologie et d’un soutien des pays développés aux pays en développement en matière de capacités, et ce, dans le cadre de la Convention des Nations unies sur le changement climatique. Cette coopération est d’une importance vitale pour les pays réputés vulnérables aux conséquences négatives du changement climatique.

En coopération avec les institutions pertinentes de l’OCI, le Secrétariat général de l’OCI a donné un coup d’accélérateur à certains programmes et activités visant à favoriser une coopération plus étroite entre les Etats membres afin de relever les défis environnementaux auxquels ils sont confrontés.

La Conférence islamique des ministres de l’environnement est la principale conférence de l’OCI liée à l’environnement. Elle se tient tous les deux ans et rassemble les ministres de l’environnement des Etats membres et d’autres acteurs mondiaux, notamment des représentants des institutions pertinentes de l’OCI, des partenaires internationaux, des scientifiques et des praticiens.

 

Programme OCI-Afrique: Cette année, le Programme de coopération OCI-Afrique et son plan de mise en œuvre sont entrés dans leur phase finale. Le Programme OCI-Afrique est conçu pour assurer le développement des ressources humaines dans les Etats membres africains de l’OCI grâce à l’intensification de la coopération dans les cinq domaines suivants : (I) la promotion de l’éducation et des compétences à tous les niveaux ; (II) la santé ; (III) la sécurité de l’eau, de l’alimentation et de l’agriculture ; (IV) l’autonomisation des femmes ; et (V) l’entreprenariat.